L’enseignement supérieur au Royaume-Uni Suzy Halimi
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Enseignement
de classe ou de masse, sélection ou égalité des chances, formation générale
ou professionnalisation, épanouissement individuel ou développement économique,
éducation à la citoyenneté ou investissement dans le capital humain, telles
sont les grandes alternatives qui jalonnent l’histoire de l’enseignement supérieur
au Royaume-Uni, comme d’ailleurs dans la plupart des pays du monde
industrialisé. Aux questions ainsi soulevées, les réponses apportées par les
Britanniques ont varié au fil du temps, du Moyen Age à l’Ere des Lumières,
de l’époque victorienne aux années Thatcher, en fonction des choix
politiques effectués, en fonction surtout de l’idée que l’on s’est faite
des missions de l’Université et de sa place dans la société.
A
l’heure de la mondialisation le Royaume-Uni a mis au point une stratégie précise
pour se doter d’un enseignement supérieur de haute qualité appuyé sur une
culture exigeante de l’évaluation : recherche d’excellence, ouverture
aux catégories sociales défavorisées, diversification de l’offre de
formation pour répondre à la demande des apprenants, alliance étroite entre
l’Université et l’entreprise, utilisation optimale des technologies de la
communication pour atteindre un public plus vaste sur le territoire national et
au-delà des frontières. Si les succès obtenus sont indéniables, nul
n’ignore les limites du système, mais la meilleure preuve du rayonnement de
l’enseignement supérieur au Royaume-Uni n’est-elle pas le nombre croissant
d’étudiants étrangers qui viennent frapper à ses portes ?
Texte français, documents en anglais, 176 pages, format 148*210.
Ancienne
élève de l’Ecole Normale Supérieure, Suzy Halimi est angliciste, professeur
à la Sorbonne Nouvelle, Paris 3, oû elle enseigne la civilisation de la
Grande-Bretagne à l’Ere des Lumières. Président de son université
(1991-1996 ), puis conseiller à la Délégation aux Relations Internationales
et à la Coopération (DRIC) du ministère de l’Education Nationale (1996-2000
), elle a eu l’occasion de réfléchir sur la vie et la gestion d’une
institution française au quotidien , mais aussi de les comparer avec d’autres
systèmes éducatifs et de participer à la mise en place, après la Déclaration
de la Sorbonne (1998), d’un espace européen de l’enseignement supérieur.
Représentant la Conférence des Présidents d’université (CPU) au Conseil de
l’Europe, elle y a présidéle
Comité Enseignement Supérieur et Recherche (1994-1998). Elle est actuellement
Directrice de l’Ecole doctorale des études anglophones de la Sorbonne
Nouvelle et présidente du Comité Formation et Education de la Commission
Nationale Française pour l’UNESCO.